« Daisuke Kosugi. Une fausse pesanteur » au Jeu de Paume

 
DaisukeKosugi_g.gif
Daisuke Kosugi, A False Weight, 2019. Video.
Coproduction Jeu de Paume, Paris, CAPC musée d’art contemporain de Bordeaux & Museo Amparo, Puebla.
© Daisuke Kosugi

Du 15 octobre 2019 au 19 janvier 2020, le Jeu de Paume accueille l’exposition « Daisuke Kosugi. Une fausse pesanteur » dans le cadre de la programmation Satellite 12.

A False Weight de Daisuke Kosugi constitue le troisième et dernier volet du Nouveau Sanctuaire, qui se penche sur la manière dont l’architecture se rapporte au corps et aux sens.

Dans ce film, l’architecture de la maison apparaît comme une toile de fond têtue, telle une donnée immuable. Le corps dépend d’elle pour structurer ses activités quotidiennes, parfois au point d’étouffer dans la domesticité. Que se passe-t-il quand nos corps se disjoignent de leur environnement architectural ? Les propriétés architecturales représentent certaines idées et persistent à travers le temps, à la différence de nos corps, de nos habitudes et de nos routines.

Le film brosse un portrait expérimental de Tadashi, ancien architecte et bodybuilder japonais, à qui l’on a diagnostiqué une maladie cérébrale qui affecte ses mouvements et ses habitudes quotidiennes. Il se déroule dans l’environnement domestique de Tadashi, organisé de façon à lui permettre d’accomplir au mieux ses activités quotidiennes ; mais, petit à petit, la perte de contrôle sur son corps perturbe ses habitudes et ses routines.
Le rôle de Tadashi est interprété par un danseur de Butoh, dont les mouvements s’inspirent de la liberté découverte dans les limites du corps. Le butoh est une forme de danse contemporaine japonaise qui permet de comprendre les profondeurs du corps, de le libérer de ses blocages en lui faisant accomplir des mouvements spécifiques.

En nous entraînant dans un voyage architectural et domestique, le film révèle ainsi le conflit intérieur d’un homme déchiré entre son désir de force et d’efficacité, d’une part, et, d’autre part, l’acceptation du déclin rapide de son corps grâce à la danse.

Daisuke Kosugi (1984, Tokyo) vit et travaille à Oslo. Avec Ina Hagen, il est le cofondateur de l’initiative Louise Dany à Oslo. Parmi ses dernières expositions personnelles, on peut citer : « Dawning of the Dance Floor », Podium, Oslo (2015) et « Forgive Me For I Am Not Gentle » en duo avec Ina Hagen, INCA Seattle (2016). Son travail a été présenté au LIAF (Lofoten International Art Festival) en Norvège ; à CPH:DOX 2017 (Mention spéciale à NEW:VISION Award), à la 11e Biennale de Gwangju, en Corée-du-Sud (2016) et à la Konsthall de Malmö (2016). Il a été présélectionné pour les Grants for Emerging Artist de la DNB Savings Bank Foundation en 2016, l’Oslo Kunstforening et l’International Award of the Spring Exhibition 2016, Kunsthal Charlottenborg, Copenhague. En 2017, il a été en résidence au WIELS, à Bruxelles.

Commissaire : Laura Herman

Exposition présentée dans le cadre de la programmation Satellite coproduite par le Jeu de Paume, le CAPC musée d’art contemporain de Bordeaux, et le Musée Amparo de Puebla, Mexique.

L’Association des Amis du Jeu de Paume et l’Association des Amis du CAPC contribuent à la production des œuvres de cette programmation.

L'exposition a reçu le soutien de l'Office for Contemporary Art Norway.

L'ambassade royale de Norvège en France apporte son aide à cette exposition.

Médias associés : artpress, L’Architecture d’Aujourd’hui, Slash-Paris, Souvenirs from earth TV.

Remerciements au Drawing Hotel, Paris.

Jeu de Paume
1 place de la Concorde
75008 Paris
www.jeudepaume.org

logo-jeudepaume.jpg

Le Jeu de Paume est subventionné par le ministère de la Culture.
Il bénéficie du soutien de la Manufacture Jaeger-LeCoultre, mécène privilégié.

logos5.jpg